Marie Breton, gagnante du concours de cuisine de Goûts d’Yvelines

Fédération Française de Cuisine : vous avez récemment remporté le concours de cuisine amateur du Festival Goûts d’Yvelines. Est-ce votre première participation à un concours de cuisine ?

Marie Breton : non, depuis 2 ans, je participe régulièrement à des concours de cuisine. J’ai notamment eu le 2ème prix à la 2ème édition du Défi Gourmand de la Tomme de Savoie en 2013, le 2ème prix au concours de cuisine du Festival Gourmand 2013 de Rennes et le 1er prix du concours de dessert du Verger Normand lors de la fête de la gastronomie à Evreux. J’ai également participé au concours café Gourmand Nespresso 2014, aux Challenges Foie Gras Amateur de 2013 et 2014, au concours Toques en Madiran 2014, ainsi qu’à plusieurs concours du magazine Fou de Pâtisserie, mais sans être sélectionnée. J’avais aussi participé en juin dernier à une épreuve qualificative du concours de cuisine amateur organisé par la FFC : j’avais remporté le prix coup de cœur du jury, mais sans être qualifiée pour la demi-finale… c’est maintenant chose faite !

Marie BRETON

Fédération Française de Cuisine : quelle est la recette qui vous a permis de remporter la victoire ? Pouvez-vous nous expliquer comment vous en est venue l’idée?

Marie Breton : j’ai réalisé une verrine automnale composée d’une purée de courge patidou aux châtaignes, de dés de manchon de canard et d’un crumble salé aux noix. le panier proposé pour le concours avait toutes sortes de courges : butternut, potiron, potimarron, … j’ai eu envie de surprendre en prenant une courge assez peu connue dont le goût un peu sucré se rapproche du butternut. Avec les châtaignes, le mariage était parfait pour une recette automnale. J’ai fait revenir la courge patidou dans le gras du canard pour donner plus de goût sans dénaturer le goût du légume. Avec le crumble, j’ai voulu apporter une touche de croquant originale, pour essayer de me démarquer.

verrine marie BRETON

Fédération Française de Cuisine : quel est votre meilleur souvenir vis-à-vis de ce concours ?

Marie Breton : plus que le moment où j’ai su que j’étais qualifiée, mon meilleur souvenir a été de lire la fierté dans le regard de ma grand-mère, quand j’ai présenté ma recette au jury. Elle est une très bonne cuisinière et m’a transmis sa passion pour la cuisine. Quand je prépare un concours de cuisine, je lui demande toujours conseil ! Lui faire goûter une de mes créations représente beaucoup pour moi.

 

Fédération Française de Cuisine : quel est, à l’inverse, le moment qui a généré le plus de stress ?

Marie Breton : la cuisson du canard ! Les 2 candidats qui concourraient en même temps que moi ont eu le même problème. à 15 minutes de la fin de l’épreuve, nous avons tous réalisé que nos manchons de canard manquaient de cuisson. j’ai réagi vite, en stoppant la cuisson, le temps de couper le canard en tout petits dés, afin de les recuire et d’être sûre d’avoir une cuisson homogène. Le montage des verrines est aussi un moment stressant car la main tremble et on a peur de manquer de préparations pour réaliser 30 verrines.

 

Fédération Française de Cuisine : plus généralement, la cuisine a-t-elle toujours été une passion pour vous ?

Marie Breton : j’ai toujours aimé cuisiner. J’ai d’ailleurs le souvenir de nombreux ratés ! J’ai eu la chance de vivre en colocation avec des amies qui adoraient la cuisine. Nous pouvions passer des heures en cuisine ensemble, nous organisions des dîners à thème autour d’un seul produit (tout un repas à base de pommes de terre par exemple ! ), et nous avons même organisé un « Diner presque parfait » entre nous ! Si j’ai longtemps cuisiné au feeling sans jamais réussir à suivre à la lettre une recette, j’essaie désormais de perfectionner ma technique en apprenant les basiques.

 

Fédération Française de Cuisine : pour finir, avez-vous une anecdote à raconter au sujet de votre participation ?

Marie Breton : j’avais choisi de cuisiner la courge patidou par audace, pour changer un peu des courges classiques, sauf que … je ne connaissais pas le nom de ce légume en fait ! J’ai du demander 3 fois à une amie, venue me soutenir, de me souffler son nom, de peur de ne pas savoir le nommer au moment de présenter ma recette au jury. Et d’ailleurs, heureusement que je n’ai pas trop été questionnée à ce sujet, car je n’avais jamais cuisiné la courge patidou !

 

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