Interview de Marie Breton, co-fondatrice du projet Histoire(s) de charrues et d’assiettes

  • Qu’est ce que le projet Histoire(s) de charrues et d’assiettes ?

Notre projet Histoire(s) de charrues et d’assiettes vise à mettre en valeur le patrimoine culinaire en parlant des gens qui sont à l’origine des produits, ou qui font vivre leur patrimoine culinaire en cuisinant. L’idée du projet est de faire, pendant un an et dans trois régions différentes (Berry, Cornouaille bretonne puis Picardie), des portraits de gens qui cuisinent, en nous intéressant à leurs histoires personnelles, et ainsi remettre l’humain au centre de son patrimoine culinaire. Nous passons trois mois dans chaque région.

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  • Comment ce projet est-il né ?

Ce projet a mis plusieurs mois à naître. Agathe et moi (Marie), nous connaissons depuis nos études d’ingénieures agronomes et, après avoir travaillé chacune de notre côté, nous avons eu envie d’essayer autre chose, et de trouver ensemble un projet qui lie nos compétences d’agronomes, et nos passions, la cuisine, et la photographie pour Agathe. De là est née l’idée de ce projet !

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  • Qu’est-ce qui vous a motivé personnellement dans ce projet ?

Même si ce que je faisais auparavant était passionnant sur le fond, j’avais besoin de changements. Me lancer dans les concours de cuisine m’a fait prendre conscience que j’aimais cuisiner. Alors avant de peut-être me lancer complètement, j’avais aussi besoin de me tester pendant un an, en allant plus au contact de cuisiniers de tous horizons, amateurs comme professionnels. Car dans notre projet, nous n’allons pas seulement rencontrer des professionnels, mais aussi et surtout des amateurs.

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  • Pourquoi avoir choisi le nom «Histoire(s) de charrues et d’assiettes » ?

Ce nom permet de retranscrire toutes les facettes de notre projet : Histoire(s), car nous nous intéressons aux histoires personnelles de gens qui cuisinent, transforment ou produisent des denrées agricoles, mais aussi parce que nous nous intéressons à l’Histoire, et souhaitons mener, en plus des portraits, une étude exploratoire sur les liens entre le patrimoine alimentaire et l’agriculture. Ensuite, nous avons mis charrues et assiettes toujours pour rappeler ces deux facettes du patrimoine alimentaire : l’agriculture et la cuisine !

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  • Pourquoi avoir choisi le Berry, la Cornouaille Bretonne et la Picardie ?

Nous avons souhaité choisir des régions par forcément très connues pour leur patrimoine culinaire… Je viens de Cornouaille, cela me permettait de rentrer un peu au pays. Et nous avons des amis en Picardie, qui travaillent dans l’agriculture, nous avions aussi envie de les retrouver. Et puis même si la Bretagne semble avoir un patrimoine relativement connu, les spécificités de la Cornouaille le sont moins. Pareil pour la Picardie, peu de gens savent quels sont ses produits, et la confusion avec le Nord est fréquente. Quant au Berry, c’est une région que nous ne connaissions pas du tout, et dont le patrimoine culinaire est assez bien identifié localement, mais pas connu au-delà des frontières berrichonnes.

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  • Quelles seront les actions réalisées dans le cadre de votre projet ?

Le gros de notre projet consiste à faire des portraits de gens qui cuisinent, à raison d’environ trente portraits par région… On devrait arriver à une centaine de portraits à la fin de l’année ! Mais ce n’est pas tout : nous souhaitons aussi valoriser la patrimoine culinaire et nos portraits en participant à des événements locaux ou nationaux : nous avons participé au salon de l’Agriculture pour y présenter nos photos de portraits du Berry, nous avons fait un atelier de cuisine avec une classe de scolaires, et nous présentons nos photos lors des journées portes ouvertes Printemps à la ferme. Nous comptons aussi organiser un événement en Picardie pour les journées du patrimoine, et pour la fête de la Gastronomie. Enfin, nous souhaitons aussi réaliser une étude exploratoire sur les liens entre patrimoine culinaire et agriculture, en nous entourant d’un comité scientifique de chercheurs de plusieurs horizons.

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  • Comment les personnes intéressées par votre projet peuvent-elles participer ?

Nous pouvons être aidées de plusieurs façons : les personnes intéressées peuvent lire nos portraits sur notre site internet et nous suivre sur notre page Facebook ! Nous avons terminé notre périple dans le Berry, mais si des personnes sont en Bretagne ou en Picardie, qu’elles n’hésitent pas à nous conseiller des personnes à rencontrer. Et enfin, même si notre campagne de financement participatif est terminée, les dons à notre association, pour laquelle nous sommes bénévoles, sont toujours les bienvenus, il suffit de nous contacter !

 

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